Report

Rapport de Synthèse des Ateliers Paysans sur la Réforme Foncière et les Enjeux de Sécurisation Foncière des Exploitations Familiales au Sénégal / Synthesis Report of the Peasant Workshop on Land Reform and the Challenges of Land Tenure Security for Family

As part of the policy of economic liberalization, donors exerted strong pressure on the government of Senegal to reform the land policy. This pressure initially resulted in measures taken by the State to withdraw the SAED from the management of land in the Senegal River Delta, through the transfer of frontier zones to the territories and zones of 1987. The analyses which was carried out by the CNCR have shown that the justification favored by the PAF is not acceptable to the rural population. The modernization of Senegalese agriculture cannot be based solely on the development of capital-based agricultural entrepreneurship. Land that is exploitable for agriculture in every sense is mainly occupied and exploited by farmer families under the national territory. Therefore, it is hard to justify increasing agricultural production which seems politically, economically and socially unrealistic. Indeed, capital-based production systems constitute a negligible percentage of total agricultural production and agricultural exports. They employ only a small part of the rural population and there is not yet another economic sector able to absorb the peasant labor that would be released./ Dans le cadre de la politique de libéralisation de l’économie, les bailleurs de fonds ont exercé une forte pression sur le gouvernement du Sénégal pour réformer la politique foncière. Cette pression s’est traduite, dans un premier temps, par des mesures prises par l’Etat pour retirer la SAED de la gestion du foncier dans le Delta du fleuve Sénégal, à travers le reversement des zones pionnières dans les zones de terroirs en 1987. Les analyses faites par le CNCR ont montré que la justification privilégiée par le PAF n’est pas acceptable pour le ruraux. La modernization de l’agriculture Sénégalaise ne peut pas reposer sur le seul développement de l’entreprenariat agricole à base de capitaux. Les terres exploitables pour l’agriculture au sens large, sont pour l’essentiel occupies et exploitées par des familles paysannes au titre du domaine national. Dès lors, on peut difficilement justifier pour intensifier et accroître la production agricole parait politiquement, économiquement et socialement peu réaliste. En effet, les systems de production à base de capitaux constituent un pourcentage négligeable de la production agricole totale et des exportations agricoles. Ils n’emploient qu’une infima partie de la population rurale et il n’existe pas encore un autre secteur économique pouvant absorber la main d’ œuvre paysanne qui serait ainsi libérée.